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Agrivoltaïsme : tout savoir sur la ferme agrivoltaïque en 2026

Agrivoltaïsme tout savoir sur la ferme agri voltaïque

Table des matières

Résumé : Agrivoltaïsme : tout savoir sur la ferme agrivoltaïque en 2026 : 

Votre terrain agricole peut produire de l’électricité solaire — sans cesser d’être cultivé.

Grâce à l’agrivoltaïsme, il est aujourd’hui possible de continuer à cultiver vos terres tout en accueillant une centrale solaire photovoltaïque. Ce dispositif agrivoltaïque, désormais encadré par la loi APER de 2023 et par son décret agrivoltaïsme d’application d’avril 2024, vous permet de générer un revenu complémentaire stable sur 20 à 30 ans.

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  • Un système agrivoltaïque qui combine agriculture ou élevage et production d’énergie renouvelable
  • Des loyers calculés au plus juste selon votre zone et votre ensoleillement
  • Un accompagnement complet, de l’évaluation de faisabilité à la mise en service
  • Une réglementation maîtrisée : CDPENAF, PLU, décret agrivoltaïque
  • 40 ans d’expérience au service de l’agriculture durable et du développement durable

La production solaire de vos terres peut devenir un levier de souveraineté économique pour votre exploitation.

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Mise à jour 2026 :

Le cadre réglementaire de l’agrivoltaïsme se consolide. Le décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 et son arrêté du 5 juillet 2024 précisent les conditions d’application de la loi APER de mars 2023 : taux de couverture maximal, services rendus à l’exploitation, contrôle de la production agricole significative…

En parallèle, la PPE3 (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) confirme une trajectoire solaire ambitieuse avec un objectif intermédiaire d’environ 75 GW de capacité photovoltaïque installée d’ici 2035 (une cible de 100 GW en 2050 avait d’ailleurs été évoquée à la PPE2).

Fin 2024, la France a franchi le cap des 20 GW de puissance PV raccordée

Bonne nouvelle pour le monde agricole : le nouveau cadre réglementaire garantit que l’activité agricole reste l’activité principale de la parcelle. Un projet agrivoltaïque bien conçu ne met pas en péril la sécurité alimentaire. Il est même pensé pour apporter des services agronomiques mesurables (protection contre les aléas climatiques, amélioration du bien-être animal, adaptation au stress hydrique…).

Pour les collectivités locales, l’agrivoltaïsme génère des retombées fiscales directes : IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux), taxe d’aménagement, loyer foncier, et contribution au développement du territoire.

Coupler la production agricole à la production d’énergie solaire.

Il faut remonter aux années 80 pour voir apparaître les premières expériences de ce qui est aujourd’hui qualifié d’agrivoltaïsme. Le terme, contraction d’agriculture et de voltaïsme, apparaît pour la première fois en 2011.

Le principe ? Proposer aux propriétaires la location de leurs terres agricoles pour y installer des panneaux photovoltaïques en co-usage avec l’activité agricole, qui reste principale.

Si les toutes premières expériences (notamment en serres photovoltaïques) n’ont pas toujours été concluantes, on voit aujourd’hui émerger de réels projets vertueux, gagnant-gagnant, où le concept même d’agrivoltaïsme prend tout son sens.

En pratique, une ferme agrivoltaïque c’est quoi ?

Des panneaux solaires…

Une ferme agri-voltaïque, c’est une centrale photovoltaïque installée sur une terre agricole.

Il faut bien distinguer la ferme agrivoltaïque (ou agri-photovoltaïque), qui nous intéresse ici, de la ferme photovoltaïque, qui désigne une centrale installée au sol sur une terre non agricole.

Concrètement, une centrale est constituée en grande partie de panneaux solaires, dits photovoltaïques, eux-mêmes constitués d’un agrégat de cellules photovoltaïques. Ces cellules, au contact de la lumière du soleil, produisent de l’électricité.

Les panneaux sont principalement constitués de silicium, de verre, d’acier et d’aluminium. Ils résistent aux intempéries (notamment à la grêle) et s’auto-nettoient avec la pluie.

Ils sont de plusieurs types :

  • panneaux photovoltaïques fixes, la plupart du temps orientés sud sous nos latitudes.
  • panneaux mobiles montés sur des traqueurs pour suivre la course du soleil au fil de la journée.
  • au sol ou en ombrières (positionnés en hauteur) pour permettre le passage des engins agricoles ou des animaux.
  • sur flotteurs, pour être installés sur des plans d’eau.
  • au besoin, ils peuvent être pilotables à distance.

Pour une ferme agrivoltaïque, les panneaux sont le plus souvent installés en lignes, avec un espacement de 6 à 13 mètres entre chaque rangée.

… Mais pas seulement.

Aux panneaux photovoltaïques s’ajoutent un certain nombre de composants :

  • un onduleur pour transformer le courant continu (produit par la cellule photovoltaïque) en courant alternatif.
  • un transformateur pour coupler la tension électrique produite à celle du réseau de distribution.
  • des câbles électriques.
  • un point de raccordement au réseau électrique, géré par Enedis.

Sur quel type de terrain agricole peut-on installer une ferme agrivoltaïque ?

Une ferme agrivoltaïque peut, en théorie, être aménagée sur presque tout type d’exploitation agricole

Sur des terres d’élevage.

  • Les pâturages dédiés à l’élevage des ovins sont particulièrement adaptés. La petite taille des moutons et des brebis permet d’installer les panneaux à environ 1 ou 1,5 mètre de hauteur.
  • L’aménagement est possible pour l’élevage des bovins, mais demande de renforcer les structures et de les positionner à une hauteur plus conséquente.
  • Sur des terres dédiées à l’aviculture, à l’apiculture et à la pisciculture.

Sur des terres de cultures.

  • cultures maraîchères
  • arboriculture
  • viticulture
  • grandes cultures
  • etc.

Infographie : Quelles exploitations agricoles pour de l’agrivoltaïque ?

Activités agricoles compatibles avec l'agrivoltaïsme
activités agricoles compatibles avec l’agrivoltaïsme

La production d’une énergie verte.

  • L’installation d’une ferme agrivoltaïque permet de produire une énergie verte et décarbonée, puisque la production d’énergie ne nécessite aucune combustion.
  • La durée de vie d’une centrale est estimée à 25-30 ans. A la fin de sa période d’utilisation, elle peut être entièrement démontée.
  • Le silicium, le composant utilisé dans la technologie photovoltaïque, est produit à partir de sable, qui se trouve en abondance sur la planète.
  • La production d’énergie solaire n’a aucune incidence sur les nappes phréatiques ou les eaux superficielles des terrains sur lesquels elle s’implante.
  • C’est une technologie silencieuse, à la différence de l’éolien.

L’électricité produite est ensuite réinjectée dans le réseau de distribution électrique. 

L’investisseur, qui avance tous les frais de construction de la centrale et paye la location du terrain, se rémunère sur la vente d’électricité.

Enjeux et cadre réglementaire de l’agrivoltaïsme (2023-2026)

Le podcast : tout savoir sur la ferme agri-voltaïque

Dans ce nouvel épisode du podcast de UNITe sur lélectricité verte, Xavier Permingeat nous parle de sa définition de l’agrivoltaïsme, des réticenses, des avantages et des méthodes de cette technique

Diversification énergétique et essor du photovoltaïque.

En 2018, le président Emmanuel Macron a formulé un objectif ambitieux : installer 100 GW d’énergie solaire en 2050, et atteindre la neutralité carbone à cette date. 

Pour atteindre cet objectif, la France souhaite :

En 2021, la filière photovoltaïque française comptait 13 GW de capacité installée. Fin 2024, ce chiffre a dépassé les 20 GW – une progression significative mais encore insuffisante au regard des ambitions nationales. 

La PPE3, dont les grandes lignes ont été présentées en 2024-2025, prévoit une trajectoire rehaussée : environ 75 GW de solaire installé d’ici 2035, contre les 35-40 GW initialement visés pour 2028 dans la PPE2. L’objectif final reste 100 GW en 2050 pour atteindre la neutralité carbone.

Pour ce faire, les terres agricoles constituent des opportunités intéressantes, d’autant plus que les terrains dégradés (anciennes carrières, décharges, friches…) se raréfient en France. Toutefois, tous les terrains ne sont pas éligibles : le nouveau cadre réglementaire impose des critères stricts de compatibilité (nature du sol, vocation agricole, zonage PLU, avis de la CDPENAF…). Les loyers varient fortement selon les sites (ensoleillement, accessibilité, capacité de raccordement) et les délais de développement peuvent s’étendre sur 3 à 7 ans entre la prospection et la mise en service.

2 hectares de panneaux solaires correspondent à une puissance installée de 1 MW. Il suffirait donc de couvrir 0,7 % des terres agricoles pour atteindre l’objectif de 100 GW en 2050. Un taux de couverture finalement assez faible, surtout si on le compare aux 3,5% de la SAU (Surface Agricole Utilisée) aujourd’hui employés pour produire des agro-carburants, dont l’efficacité énergétique est moins bonne que celle du photovoltaïque.

Agrivoltaïsme ou agriwashing ? Les craintes du secteur agricole.

L’enthousiasme des développeurs s’est rapidement retrouvé confronté à la frilosité du secteur agricole. Le souvenir des expériences de méthanisation en Allemagne, et plus généralement la crainte de voir les terres agricoles perdre leur fonction première (produire de la nourriture) a suscité un certain nombre de réactions négatives.

A terme, la peur exprimée porte sur la confiscation du foncier agricole au profit de projets industriels.

Les agriculteurs craignent que la pratique n’aboutisse :

  • à une artificialisation « déguisée » des terres
  • à des conséquences désastreuses sur le plan environnemental
  • à une explosion des prix (liée à la spéculation)
  • à la priorisation de « l’énergie » sur « l’alimentaire »
  • et à une plus grande difficulté à l’installation pour les jeunes agriculteurs

Par ailleurs, beaucoup d’élus locaux et de collectivités sont rebutées par l’impact paysager des centrales, même si cet impact demeure « aménageable ». D’autres encore s’inquiètent de l’impact environnemental et écologique d’une centrale agrivoltaïque.

Des projets mieux définis et encadrés : de la loi APER (2023) au décret de 2024

Points de définition.

Si la définition même de l’agrivoltaïsme est encore discutée, les acteurs de la filière s’accordent sur les points suivants :

  • co-existence de deux activités, agricole et énergétique.
  • L’agrivoltaïsme permet une synergie de fonctionnement entre une production électrique secondaire et une production agricole principale.
  • L’installation photovoltaïque peut même offrir un avantage à l’agriculteur ou à l’éleveur: amélioration du bien-être animal, ombrage, protection contre les aléas climatiques (chaleur, vent, intempéries), meilleur rendement de certaines cultures, etc.

L’Ademe, l’Agence de la transition énergétique, insiste particulièrement sur le fait qu’une installation agrivoltaïque ne doit « induire ni dégradation importante de la production agricole quantitative et qualitative, ni diminution des revenus issus de la production agricole. »

Des avancées législatives.

Pour les acteurs de l’agrivoltaïsme, il est devenu nécessaire de faire obstacle aux « projets-alibis », qui ne visent in fine que la confiscation et à l’artificialisation des terres agricoles à des fins industrielles.

Une proposition de loi, approuvée par le Sénat à la fin du mois d’octobre 2022, a été débattue à l’Assemblée nationale le 5 décembre dernier. Elle vise à :

  • Donner un cadre plus strict à la pratique de l’agrivoltaïsme.
  • Donner des gages de responsabilités aux pouvoirs publics et aux porteurs de projets.

La proposition s’intéresse aussi à l’éligibilité de projets de fermes agrivoltaïques aux aides de la PAC(Politique Agricole Commune).

Mise à jour réglementaire 2024-2026

Le décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 a apporté les précisions attendues par la filière :

  • Définition des services rendus : une installation agrivoltaïque doit apporter au moins un service direct à la parcelle agricole (protection climatique, amélioration du bien-être animal, adaptation au changement climatique, amélioration du potentiel agronomique).
  • Taux de couverture : le pourcentage de surface couverte par les panneaux est plafonné pour garantir le maintien d’une production agricole significative.
  • Contrôle dans le temps : un suivi de la production agricole est exigé, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au démantèlement.
  • Rôle renforcé de la CDPENAF (Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers) dans l’instruction des projets.

Ce cadre strict répond directement aux craintes d’agriwashing : un projet photovoltaïque sur terre agricole n’est autorisé que s’il démontre un bénéfice concret pour l’exploitation. La sécurité alimentaire n’est pas mise en péril – au contraire, le décret impose la primauté de la vocation agricole.

Une synergie de fonctionnement.

L’objectif n’est pas de soustraire des terres agricoles à leur vocation première, mais bien de faire coexister deux activités. 

D’une certaine manière, l’agrivoltaïsme s’inscrit dans la même démarche que l’agroforesterie, un système dans lequel la coexistence des arbres et des cultures apportent des bénéfices aux deux parties.

La production agricole demeure l’activité principale de la parcelle. Elle est donc prioritaire. 

Développer un projet de ferme agrivoltaïque

Trouver le bon partenaire.

Le succès d’une ferme agri-photovoltaïque repose principalement sur la teneur du partenariat entre l’exploitant agricole (agriculteur ou éleveur) et le développeur photovoltaïque. Il est primordial que les deux parties aient conscience des enjeux et des contraintes de chacun. Un projet agrivoltaïque ne peut réussir sans confiance et sans dialogue.

L’installation de la ferme agrivoltaïque est conséquente à la définition d’un compromis de fonctionnement et de rentabilité entre les deux activités.

Bien choisir la structure.

Les contraintes liées à la présence d’animaux ou à l’activité agricole doivent être prises en compte, et ce dès la conception de la ferme agrivoltaïque. 

  • Choix de tables fixes (généralement orientées au sud selon un angle de 20 degrés) ou de panneaux sur traqueurs mobiles qui vont suivre la course du soleil au cours de la journée.
  • Hauteur minimale pour permettre le passage des engins agricoles et l’entretien éventuel du couvert végétal (re-semis, désherbage…)
  • Prise en considération du risque de gêne ou de blessures pour les animaux (coins anguleux, panneaux positionnés trop bas qui peuvent engendrer des blessures au dos, etc.)
  • Prise en compte de la technique de pâturage (pâturage tournant ou continu) afin d’anticiper la pose éventuelle de clôtures temporaires sur la parcelle.
  • Structure au sol (choix de mono-pieux, bi-pieux, etc…)
  • Protection des animaux et des hommes contre les équipements électriques. La présence de câbles est à évaluer avec attention, pour éviter tout risque d’électrocution (par grignotage des câbles), de blessures ou de pendaison accidentelle (si les animaux se prennent dans des câbles pendants).
  • Possibilité d’outiller la ferme agrivoltaïque (bâtiment spécifique, abri, abreuvoirs, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage, etc…)
  • Système de sécurité et de protection contre les intrusions.
  • Intégration paysagère (limitation de l’impact paysager, par la création et l’entretien de haies par exemple).

Les étapes d’un projet agrivoltaïque

Etudes préalables

  • La première étape consiste à prendre contact avec un développeur, comme UNITe, pour discuter du projet.
  • Le développeur va ensuite procéder à une étude de faisabilité et de rentabilité.

Démarches administratives

En France, les terres agricoles sont protégées et le cadre réglementaire est très strict. Les SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) peuvent à tout moment bloquer le projet en préemptant le terrain si elles considèrent que le foncier échappe aux acteurs du monde agricole.

Le développeur s’occupe de toutes les démarches administratives, afin d’obtenir les autorisations nécessaires à la mise en œuvre du projet.

  • Il s’assure de la compatibilité du projet avec le PLU (plan local d’urbanisme), qui régit l’attribution des parcelles selon leur nature (A – Agricole, N – Naturelle, U – Urbanisée, AU – À Urbaniser). Au besoin, il peut demander la modification de ces documents auprès des services d’urbanisme de la préfecture, avec l’aval de la commune.
  • Dans certains cas, il faudra attendre les résultats d’enquêtes publiques et d’études d’impact environnemental (EIE), qui peuvent être exigées par la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).
  • Le développeur dépose ensuite une demande de permis de construire auprès des services compétents.

Signature et exploitation

  • Une fois l’ensemble des documents administratifs rassemblés (ce qui peut prendre de 6 mois à 3 ans), le développeur signe un accord foncier avec le propriétaire du terrain et la construction de la centrale peut commencer.
  • L’accord prend généralement la forme d’un bail emphytéotique, de longue durée, sur 30 à 40 ans.

Ce bail confère au développeur un droit réel sur le terrain, lui permettant de conserver la propriété de la centrale qu’il exploite. Dès lors, il paye un loyer au propriétaire du terrain. 

Ce loyer peut aller de 500 € à 10 000 € par hectare et par an (avec une moyenne autour de 2500 € / ha et par an).

Ferme agrivoltaïque : un partenariat gagnant – gagnant ?

Avantages et inconvénients de l'agrivoltaïsme infographie

Avantages de l’agrivoltaïsme

Avantages pour l’éleveur ou l’agriculteur

  • Dégager un revenu stable de la location de ses terres, sur une longue période.
  • Diversification des sources de revenus.
  • Protection contre les aléas climatiques : les panneaux offrent un ombrage partiel qui réduit le stress hydrique des cultures et le stress thermique des animaux, particulièrement pertinent dans le contexte du réchauffement climatique.
  • Maintien de l’activité agricole. Aucune mise en péril de la sécurité alimentaire : le décret de 2024 garantit la primauté de l’activité agricole et impose un suivi de la production.
  • Tous les frais de construction, d’aménagement, d’exploitation et de maintenance de la ferme solaire demeurent à la charge du développeur, de même que le paiement de la taxe foncière.
  • Possibilité de bénéficier d’aides fiscales.
  • Bénéfices pour l’exploitation: ombrage pour les animaux, protection contre les aléas climatiques et les fortes chaleurs, hautes clôtures et filets qui protègent les animaux ou les cultures de toute prédation, protection contre les déjections (diminution du risque de transmission de la grippe aviaire), etc…
  • Renforcement de la valeur de l’exploitation.
  • Engagement dans une démarche de transition énergétique.
  • A la fin du bail, possibilité de demander le démantèlement de la centrale ou de l’acquérir pour un euro symbolique.

Avantages pour le développeur

  • Accès à de nouvelles surfaces pour construire
  • Présence de l’éleveur ou de l’agriculteur sur place
  • Image positive auprès du public et des collectivités.

Des centrales vertes et recyclables. 

  • Production d’électricité verte, locale, durable, compétitive, sans dégrader l’activité agricole
  • Réduction de l’empreinte carbone des exploitations, ce qui permet de lutter contre le changement climatique et de préserver la biodiversité écologique de la planète.
  • La quasi-totalité des matériaux d’une ferme agrivoltaïque est recyclable, et le silicium peut être récupéré pour de nouveaux panneaux.

Inconvénients de l’agrivoltaïsme

  • Éventuelles contraintes techniques et logistiques liées à la coexistence des deux activités sur la même parcelle agricole
  • Impact paysager
  • Tous les terrains ne sont pas éligibles : critères stricts de la CDPENAF, zonage PLU, qualité agronomique du sol, capacité de raccordement.
  • Délais importants : entre la prospection initiale et la mise en service, un projet peut prendre 3 à 7 ans (études, autorisations, raccordement, construction).
  • Loyers variables : les revenus fonciers dépendent fortement de la localisation et des caractéristiques du site ; il est indispensable de se faire accompagner pour évaluer la rentabilité réelle.

Agrivoltaïsme et collectivités locales : quelles retombées fiscales et économiques ?

Les collectivités territoriales (communes, intercommunalités, départements) sont des partenaires clés des projets agrivoltaïques. Au-delà de la contribution à la transition énergétique, elles bénéficient de retombées économiques concrètes :

Retombées fiscales directes

Taxe / RedevanceBénéficiaireEstimation
IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux)Commune, intercommunalité et/ou département (selon les cas)Selon le taux en vigueur 2026
Taxe foncière sur les propriétés bâtiesCommune et intercommunalitéVariable selon la commune
Taxe d’aménagementCommuneVersée à la construction
CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)Principalement intercommunalité (et parfois commune)Variable

Loyer et revenus fonciers

Les propriétaires fonciers (publics ou privés) perçoivent un loyer annuel pour la mise à disposition de leur terrain. Ce loyer varie sensiblement :

  • Selon l’ensoleillement du site (Sud > Nord)
  • Selon la capacité de raccordement au réseau Enedis
  • Selon la nature et la qualité agronomique du terrain
  • Selon la taille du projet (effet d’échelle)

Un levier de développement territorial

  • Emplois locaux lors de la phase de construction et de maintenance
  • Valorisation de terrains sous-exploités
  • Image positive de la commune engagée dans la transition énergétique
  • Possibilité de financement participatif ouvert aux habitants

En conclusion

Tout projet de ferme agrivoltaïque, pour réussir, doit être sérieusement réfléchi. Le cadre réglementaire issu de la loi APER (2023) et du décret d’avril 2024 offre désormais des garanties solides tant pour les agriculteurs que pour les collectivités. La sécurité alimentaire est préservée, les retombées fiscales (IFER, taxe foncière…) profitent aux territoires, et les loyers versés aux propriétaires fonciers constituent un complément de revenu stable sur 20 à 30 ans.

Toutefois, tous les terrains ne sont pas éligibles, les loyers varient selon les sites, et les délais de développement imposent de la patience. C’est pourquoi le choix du partenaire est déterminant.

UNITe, fort de plus de 35 ans d’expérience dans les énergies vertes, accompagne les propriétaires fonciers, exploitants agricoles et collectivités à chaque étape du projet, de l’étude de faisabilité à la mise en service, pour un agrivoltaïsme vertueux et durable.

FAQ

❓ Combien rapporte un terrain agricole loué pour une centrale solaire ?

Les loyers varient selon plusieurs critères : ensoleillement, accessibilité, capacité de raccordement et superficie. En agrivoltaïsme, les revenus sont complémentaires à ceux de l’exploitation agricole et s’inscrivent sur des baux de 30 à 40 ans, offrant une visibilité financière stable. UNITe réalise une étude personnalisée pour estimer le potentiel de votre terrain.

Oui. C’est précisément l’un des principes fondateurs de l’agrivoltaïsme : le système agrivoltaïque combine agriculture et production d’énergie renouvelable sur une même parcelle. Le décret agrivoltaïque de 2024 impose d’ailleurs que l’activité agricole reste principale et non dégradée.

L’éligibilité dépend de plusieurs critères encadrés par la loi APER et le décret agrivoltaïque de 2024 :

  • Nature et vocation agricole du sol
  • Zonage PLU
  • Ensoleillement et accessibilité

UNITe réalise gratuitement une évaluation de faisabilité pour déterminer si votre terrain est concerné.

Le décret de 2024 établit un cadre réglementaire strict : il impose que l’installation agrivoltaïque n’induise pas de dégradation de la production agricole, ni quantitative ni qualitative. Il définit également les obligations des développeurs ENR en matière de réversibilité et de démantèlement en fin de bail.

À l’issue du bail (généralement 30-40 ans), le propriétaire a deux options :

  • Demander le démantèlement complet de la centrale, aux frais du développeur
  • Conserver l’installation 

La quasi-totalité des matériaux est recyclable, ce qui limite l’impact environnemental en fin de vie.

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